Les faits


Sur Google, quand on tape « Marsault Mégane Kamel », on ne tombe que sur des articles à charge contre moi.

Je publie donc ce texte pour donner ma version des faits.

Rappel des faits:

Août 2016: ma page principale est fermée suite à des signalements massifs. Un ami m’envoie une capture d’écran émanant du mur public d’une féministe, Mégane Kamel, qui se réjouit de la fermeture de ma page principale (je cite: « HAHAHAHAHA DANS TA GUEULE »), et appelle au passage à attaquer ma page de secours (« On s’occupe de la deuxième? « ), page de secours depuis laquelle je publie cette capture d’écran, accompagnée de l’insulte « connasse hystérique » et du commentaire « tu vas peut-être recevoir 3-4 messages ». S’en suit un torrent d’injures sur Mégane Kamel, qui annonce avoir reçu 1200 messages de menaces de mort, être tombée en dépression, avoir arrêté ses études et avoir fait une tentative de suicide. Elle porte plainte pour 7 délits et me demande près de 80.000 euros de dommages et intérêts (79.465 euros pour être précis). Le procès a lieu le 7 décembre 2018.

La plainte de Mégane Kamel a reposé en partie sur des exagérations et des mensonges, et je vais le prouver tout de suite. Ce que je vais écrire sur les faits n’a pas été contesté par les avocates de Mégane Kamel.

Mégane Kamel n’est pas venue au procès.

Peut-être parce qu’elle aurait eu des difficultés à expliquer ce post Facebook, publié deux jours après le début de l’affaire, dans lequel elle appelait à poursuivre le harcèlement sur ma page, en intimant à ses followers de continuer à commenter massivement. C’est moyen quand, précisément, on accuse quelqu’un d’intimer à ses followers de commenter massivement.

Par ailleurs, elle a déclaré n’avoir jamais signalé ma page principale, alors qu’on sait qu’elle a appelé à signaler ma page de secours. Harceleuse à mi-temps? La marmotte, le papier d’alu.

Des difficultés encore à expliquer cet autre post facebook, publié quelques mois après les faits, dans lequel elle a déclaré ne pas pouvoir « venir à la manif » parce que « je suis au travail », alors qu’elle prétendait n’avoir PAS PU TRAVAILLER à partir d’août 2016, utilisant ce MENSONGE pour me demander des dommages et intérêts colossaux (80.000 euros en tout, pour rappel).

Et cet autre post facebook, publié deux mois après les faits, donc en plein dans sa période de soit-disant inactivité professionnelle, dans lequel elle déclare cette fois-ci avoir carrément décroché un CDD. Bon, t’as travaillé ou t’as pas travaillé? Le monstre du Loch Ness, les soucoupes volantes.

Et alors que cette histoire de « j’ai pas pu travailler à cause de Marsault » était inventée de toutes pièces, elle a quand même osé produire une sorte de tableau excel représentant son taux horaire et le nombre de mois pendant lesquels elle n’a soit-disant pas pu travailler, pour chiffrer le manque à gagner que je devais lui rembourser. OKLM, comme disent les jeunes.

A ce stade, vous vous dites: « bon, elle a peut-être exagéré sur certains points, mais elle a quand même reçu 1200 messages de menaces de mort, c’est affreux ».

1200, dites-vous?

Mon avocat en a compté 39.

Ah.

Pas 1200.

39.

Ça nous fait quand même 1161 messages de moins qu’annoncé.

Peut-être que Mégane Kamel a reçu 100, 500 voire même 1200 messages, mais pourquoi ses avocates n’ont pas apporté la preuve des 1200 messages? Parce que ça aurait fait trop de pages et qu’elles voulaient économiser du papier par respect pour les arbres?

Et pourquoi sont-elles restées silencieuses quand mon avocat a avancé le chiffre de 39 messages? Ils étaient quand même importants, les « 1200 messages », puisque Mégane Kamel les a brandit comme un trophée en se lamentant dans la presse et les blogs. Les extra-terrestres, les lutins du père Noël.

Au passage, Mégane Kamel aurait tout à fait pu ne PAS lire ces messages, qui ne sont pas sortis subitement de son ordinateur pour la poursuivre partout dans son appartement en poussant des cris démoniaques. Quand vous ouvrez Messenger et que vous apercevez un message qui commence par une insulte, message émanant d’une personne que vous ne connaissez pas, vous vous infligez la lecture de ce message? Sauf à vouloir se poser en victime en gonflant UN PEU les chiffres au passage, je saisis pas l’intérêt.

Pour la tentative de suicide postérieure à l’affaire, le tribunal m’a relaxé du délit de provocation au suicide. Par ailleurs, il a été rappelé pendant le procès que Mégane Kamel ne m’a pas attendu pour aller mal, puisqu’elle avait déjà fait un tentative de suicide bien avant cette affaire, avant même que ma page facebook n’existe.

Dans le doute, pour bien qu’on comprenne à quel point elle avait souffert, Mégane Kamel a demandé à ses amis de produire des témoignages écrits très objectifs, qu’on pourra résumer ainsi: « Avant Mégane étais une fille pleine de vie et a cause de marsaut elle est devenu tristes ».

Au final, j’ai été condamné à verser 2000 euros de dommages et intérêts à Mégane Kamel, plus 1000 euros de frais d’avocats et 5000 euros d’amende délictuelle (à payer à l’Etat). En tout: 8000 euros. Je ne ferai pas appel.

Une cagnotte a été lancée pour soutenir Mégane Kamel dans cette « épreuve », cagnotte qui a récolté 2300 euros. Ajoutés aux 3000 que je vais lui verser, on arrive à 5300 euros.

Donc: elle gagne 5300 euros pour avoir réclamé ma mort professionnelle, je paye 8000 euros pour avoir essayé de survivre.

Mais alors, me demandez-vous:

1- Puisque Mégane Kamel a menti et exagéré sur de nombreux points, pourquoi as-tu quand même été condamné à lui verser des dommages et intérêts?

Réponse: parce que nous vivons dans un pays où la justice intime aux agressés de bien vouloir ne pas manquer de respect à leurs agresseurs, comme l’illustrent des dizaines d’affaires de type « buraliste en prison pour avoir tiré sur ses braqueurs ».

2- Au vu des éléments que tu avances, pourquoi ne fais-tu pas appel de ta condamnation?

Réponse: parce que mon excellent avocat, Maître Alexandre Blondieau, a fait son maximum. Au vu de l’indépendance de la justice, impartiale et dépolitisée comme chacun le sait, il lui était impossible d’obtenir mieux. Il a tout de même fait sauter 4 délits sur 7, et réduit les dommages et intérêts de 80.000 à 2000 euros (+1000 de frais d’avocat).

Synthèse: nous avons donc une femme qui, dans un grand éclat de rire, se félicite qu’un homme ait perdu son gagne-pain, appelle formellement à achever cet homme et crie à l’agression gratuite quand elle se prend une gifle en retour.

Imagine t-on un boxeur, le jour du combat qu’il a lui-même réclamé et organisé, quitter le ring au premier coup reçu et se ruer au commissariat en pleurant pour porter plainte?

J’en lis déjà qui me reprochent de réécrire l’affaire à mon avantage, d’inverser les rôles. Alors soyons précis. Nous parlons de harcèlement, on est bien d’accord?

Harcèlement (nom masculin): action de poursuivre, d’attaquer fréquemment.

« Fréquemment ».

Qui a attaqué fréquemment qui? Les féministes, dont Mégane Kamel (qui se définit elle-même comme une « militante féministe racisée »), qui se sont acharnées à signaler mes pages jusqu’à leur suppression, ou moi qui ait refusé de me laisser massacrer sans réagir? Des MILLIERS de « signaler cette page » d’un côté, sans interruption, jour après jour, mois après mois, UN post facebook de l’autre.

Alors, qui a harcelé qui? Je vous laisse juger.

EDIT au 1er septembre 2019: une personne fortement soupçonnable d’être Mégane Kamel sous pseudo a appelé à signaler massivement mes pages Twitter et Facebook, publiquement et bruyamment. Exactement comme à l’été 2016. De là à penser que nous serions en présence d’une stratégie visant à provoquer pour ensuite se placer en victime et récupérer un maximum d’oseille, il n’y a qu’un pas. Cette fois-ci, je ne réagirais pas.

Par ailleurs, le site Street Press, qui avait posté une vidéo de Mégane Kamel en train de geindre sur cette affaire, a discrètement supprimé la vidéo au cours de l’été 2019. Les incohérences et les mensonges de Mégane Kamel étaient-ils trop durs à assumer publiquement?